Laurent Gapaillard est né en 1980. Ancien élève de l’école Met de Penninghen (ESAG) et de l’École du Louvre, Laurent Gapaillard débute en créant des univers visuels pour le cinéma et en illustrant des livres.
Il collabore à de nombreux longs métrages cinéma (Renaissance 2003, Cobra 2011, The Wild Bunch 2007/2010, Le Livre bleu 2008, Pourquoi j’ai pas mangé mon Père 2007/2010, Faubourg 36 2007), séries télévisées animées (Mikido 2005/2006, Skyland 2003/2005), et jeux vidéo (The Crossing 2006, Orpheus 2007, Dishonored 2009).
Passionné d’histoire et de mythologie, il peint et dessine des géologies imaginaires et d’étranges cités inspirées du monde végétal et des forces telluriques.
Si les jardiniers de l’écrivain Jacques Abeille dans Les Jardins statuaires font pousser des statues, Laurent Gapaillard pratique, lui, l’archiculture, l’art de faire pousser des bâtiments.
De l’archiculture à la tectonique des plantes, Laurent Gapaillard nous révèle des mondes insoupçonnés où les édifices sont formés de lianes de roches élevées en pépinières, puis tressées entre elles jusqu’à former des armatures gigantesques.
Une fois sèches, ces structures peuvent être habillées par du plâtre, des briques ou des résines mêlées à de la pierre concassée.
Telle La Forêt corinthienne, émancipation débridée des chapiteaux du même nom, qui de simples ornements soumis à l’implacable ordonnancement classique deviennent le bourgeon terminal de colonnes vivantes et gorgées de sève.
Tel Le Chardon, qui montre les étapes de la construction de ces édifices en dévoilant leur structure interne.
Tel Le Panthéon Tournesol, qui consacre chacune des fleurs de son immense corolle à une divinité plante gardienne du métier qu’elle a enseigné aux hommes. Le tournesol dans son intégralité est l’image du soleil et de l’atelier des dieux.
Quant aux Montagnes-plantes, elles se développent dans une contrée lointaine, la Kyriomana, pays des sept nervures, où les forces telluriques s’expriment à travers une indomptable croissance végétale.
Ses œuvres ont été exposées à la Conciergerie, au LACMA de Los Angeles, à la médiathèque d’Épinal, à Art Paris et au musée des Beaux-Arts de Nancy.
De nombreux projets d’exposition dans des lieux patrimoniaux sont en cours.
À suivre…



